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Marché carbone : le Gabon, le Cameroun, la RDC et…veulent « monétiser » leurs services climatiques forestiers.

16 mars 2026
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Marché carbone : le Gabon, le Cameroun, la RDC et…veulent « monétiser » leurs services climatiques forestiers.
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 Le Cameroun, la République centrafricaine, la République démocratique du Congo, la Guinée équatoriale, le Gabon et la République du Congo, Six pays du bassin du Congo ont récemment lancé de nouvelles feuilles de route stratégiques pour le marché du carbone et le financement climatique dans le secteur forestier, avec le soutien de la Banque mondiale

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Selon Theodora Stankova, auteur de l’alerte, l’objectif de ces feuilles de route est d’aider ces pays à forte couverture forestière et faible déforestation (HFLD) à s’engager de manière plus crédible sur les marchés du carbone et à accéder à un financement climatique basé sur les résultats, tout en renforçant la gouvernance et en garantissant que les bénéfices profitent aux communautés locales et autochtones.

Selon l’article publié par Carbon Herald, les feuilles de route sont conçues comme des plans d’action spécifiques à chaque pays qui relient les priorités nationales en matière de développement aux exigences du marché du carbone, notamment en ce qui concerne la coordination institutionnelle, le partage équitable des bénéfices et la mise en place de systèmes robustes de suivi, de notification et de vérification (MRV) compatibles avec le cadre de l’accord de Paris (y compris l’article 6).

La Banque mondiale présente cette initiative comme une tentative de faire évoluer le discours sur le développement de la perte de forêts vers une « croissance tirée par les forêts », en mettant l’accent sur les mesures de préparation qui peuvent débloquer des paiements basés sur les résultats et des investissements climatiques à plus long terme. (Banque mondiale)

L’article du Carbon Herald note que certains pays (dont le Gabon et la République du Congo) ont déjà mis en place des accords pilotes sur le carbone basés sur les résultats et des initiatives REDD+, tandis que d’autres (comme la Guinée équatoriale et la République centrafricaine) en sont à des stades plus précoces, ce qui rend le renforcement des capacités et des institutions essentiel à la mise en œuvre.

Pour les exploitants forestiers et les opérateurs du bois, ces feuilles de route signalent une volonté de professionnaliser et de développer les conditions favorables exigées par le financement carbone :

Les attentes en matière de données et de traçabilité augmentent : des systèmes MRV et numériques plus solides nécessitent généralement de meilleures données forestières, des protocoles de surveillance et des rapports transparents.

Le partage des bénéfices et l’engagement des parties prenantes deviennent non négociables : les feuilles de route mettent explicitement en avant des mécanismes équitables et une participation significative des communautés et des peuples autochtones, éléments essentiels à la crédibilité des projets et à l’acceptabilité sociale.

L’engagement du secteur privé est un objectif déclaré : les cadres visent à attirer les investissements et à encourager les partenariats susceptibles de relier les stratégies nationales à la mise en œuvre sur le terrain.

Pour les membres de l’ATIBT, cette évolution s’inscrit dans le besoin plus large de suivre la manière dont l’évolution des politiques, des financements et des mécanismes de marché interagit avec les cadres de gestion durable des forêts et de légalité, une approche que l’ATIBT promeut également à travers son partage régulier de connaissances et son suivi du secteur.

Le test décisif sera la mise en œuvre : traduire les feuilles de route stratégiques en réformes opérationnelles, en pipelines crédibles d’initiatives au niveau juridictionnel et au niveau des projets, et en MRV cohérent. Parallèlement, les règles du côté de la demande et les attentes des acheteurs continueront à déterminer quelles revendications en matière de carbone forestier sont finançables et solides en termes de réputation.

Source : ATIBT

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