Le Gabon franchit un cap historique dans la protection de son patrimoine naturel. Hier, mercredi 25 mars, Hermann Immongault, le Vice-président du Gouvernement a présidé la cérémonie de présentation au drapeau du premier contingent du Corps Paramilitaire des Eaux et Forêts. Au total, 546 nouvelles recrues dont 316 auditeurs libres et 230 écogardes incarnent désormais le renouveau de l’administration forestière gabonaise.
Cette transformation répond à une réalité de terrain alarmante : braconnage intensif, exploitation illégale des ressources naturelles et criminalité environnementale, menaçant chaque jour le couvert forestier gabonais, l’un des plus riches d’Afrique. Face à ces périls croissants, le ministère des Eaux et Forêts s’est vu conférer le statut de corps paramilitaire, une première dans l’histoire du pays.
Loin d’être de simples agents forestiers, ces hommes et femmes ont suivi une Formation Élémentaire Toutes Armes (FETTA) rigoureuse de trois mois. Forgés à la discipline militaire autant qu’aux impératifs de la conservation, ils constituent une force d’élite prête à garantir la sécurité écologique du pays dans les conditions les plus extrêmes.
‹‹ Cette mutation institutionnelle confère désormais à nos agents une autorité, une protection socio-professionnelle à la mesure des périls affrontés, ainsi que de parcours de formation d’excellence ››, a déclaré le ministre des Eaux et Forêts, Maurice Ntossui Allogo. C’est la fin d’une ère où les gardes forestiers intervenaient sans moyens ni cadre juridique suffisants face à des réseaux criminels souvent bien organisés.
Ce premier contingent de 546 recrues n’est qu’une première vague. Le Chef de l’État a ordonné un recrutement global de 900 agents mobilisés par vagues successives, les 354 restants étant attendus prochainement pour compléter le dispositif.
Séraphin Lame






