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« Gabon Infini » : le Gabon mise sur un financement innovant pour ancrer son modèle écologique

30 mars 2026
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Conservation : le clin d’œil d’Oligui Nguema aux Ecogardes
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Le Gabon poursuit sa stratégie de valorisation de son capital naturel avec le projet « Gabon Infini », un mécanisme de financement innovant susceptible de mobiliser jusqu’à 200 millions de dollars, soit environ 121 milliards de francs CFA sur une décennie. Présentée comme une initiative structurante pour la conservation et le développement communautaire, cette opération repose sur un montage encore en cours de consolidation, à la croisée des financements publics et privés.

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Porté en partenariat avec The Nature Conservancy et soutenu par plusieurs bailleurs de fonds internationaux tels que le Bezos Earth Fund, le programme s’inscrit dans le cadre du Project Finance for Permanence (PFP), un modèle qui vise à sécuriser des ressources sur le long terme en conditionnant leur décaissement à des engagements politiques et financiers préalablement définis.

Un financement annoncé, mais conditionné

Contrairement à certaines présentations qui laissent entendre un financement acquis, « Gabon Infini » repose en réalité sur une logique de mobilisation progressive. À ce stade, les partenaires ont signé une lettre d’intention, première étape vers un accord juridiquement contraignant.

Le schéma financier prévoit : environ 94 millions de dollars provenant de bailleurs internationaux, incluant des contributions du Bezos Earth Fund et d’autres partenaires agissant au titre de la bio-investissement personnalisée, près de 86 millions de dollars d’engagements de l’État gabonais notamment via des mécanismes de financement durable.

Ce type de montage, caractéristique des PFP, implique que les fonds ne sont débloqués qu’une fois l’ensemble des conditions réunies, garantissant ainsi une exécution coordonnée sur une période généralement supérieure à dix ans.

Une stratégie de transformation économique

Au-delà de la conservation, l’initiative traduit une orientation stratégique : faire de la biodiversité un levier de transformation économique. « En sécurisant les ressources à long terme, nous garantissons l’avenir de nos écosystèmes vitaux et investissons directement dans le bien-être des communautés », a déclaré Maurice Ntossui Allogo, ministre gabonais des Eaux et Forêts.

Le programme prévoit notamment l’amélioration des conditions de vie de près de 100 000 personnes vivant dans ou autour des zones à forte valeur écologique, le développement d’activités génératrices de revenus telles que l’écotourisme, la gestion durable des forêts ou la pêche responsable, la mise en place de fonds dédiés aux entreprises communautaires et à la conservation.

L’objectif affiché est de réduire la dépendance du pays aux hydrocarbures en structurant une économie fondée sur la nature.

Un capital écologique stratégique

Avec près de 89% de son territoire couvert de forêts tropicales, le Gabon dispose d’un des massifs forestiers les plus intacts au monde. Ce patrimoine écologique joue un rôle déterminant dans la régulation climatique globale, absorbant davantage de carbone qu’il n’en émet.

Le projet « Gabon Infini » vise ainsi à renforcer la gestion de 3,9 millions d’hectares d’aires protégées, étendre la protection à plusieurs millions d’hectares supplémentaires de forêts, de zones humides et d’espaces marins et préserver environ 18 000 kilomètres de cours d’eau.

Ces objectifs s’inscrivent dans l’engagement du Gabon de protéger 30% de ses écosystèmes terrestres, marins et d’eau douce d’ici 2030.

Un modèle porté par des coalitions internationales

Le programme bénéficie de l’appui de l’initiative Enduring Earth, qui promeut les mécanismes PFP à l’échelle mondiale. Cette plateforme regroupe plusieurs organisations de référence, dont The Nature Conservancy, le WWF et The Pew Charitable Trusts.

Pour Jennifer Morris, directrice générale de The Nature Conservancy, l’engagement du Gabon constitue un signal fort : « le Gabon a offert au monde une forêt d’importance mondiale. Il est essentiel d’accompagner cette ambition par des financements durables. »

Cette reconnaissance internationale conforte la position du pays comme acteur clé des politiques climatiques, notamment au sein du bassin du Congo.

Les architectes du financement

Derrière ce montage financier se trouve un écosystème d’acteurs spécialisés dans la conservation. L’initiative Enduring Earth, portée notamment par The Nature Conservancy, le WWF et The Pew Charitable Trusts, vise à accompagner les États dans la mise en place de financements durables pour protéger 600 millions d’hectares d’écosystèmes à l’horizon 2030.

Au niveau national, le Fonds de Préservation de la Biodiversité au Gabon (FPBG) jouera un rôle central dans la gestion et la redistribution des fonds dédiés à la conservation. Quant au Bezos Earth Fund, créé par Jeff Bezos, il s’inscrit dans une stratégie globale de financement de la lutte contre le changement climatique et la protection de la biodiversité, avec un engagement de plusieurs milliards de dollars à l’échelle mondiale. Son implication dans le projet gabonais illustre l’intérêt croissant des grandes fondations privées pour les écosystèmes à fort impact climatique, comme le bassin du Congo, considéré comme l’un des principaux régulateurs du climat mondial.

Entre innovation financière et défis d’exécution

Si le modèle PFP apparaît comme une innovation majeure dans le financement de la conservation, sa mise en œuvre reste exigeante. Elle suppose une coordination étroite entre partenaires publics et privés, des garanties de transparence et de gouvernance et la capacité à traduire les engagements financiers en résultats concrets sur le terrain.

Par ailleurs, le succès du projet dépendra de son acceptabilité sociale, notamment dans les zones rurales où les enjeux de cohabitation entre populations et faune sauvage demeurent sensibles.

Une nouvelle étape après les obligations “nature”

« Gabon Infini » s’inscrit dans la continuité des initiatives financières engagées par le pays, notamment l’opération de conversion de dette en faveur de la nature réalisée en 2023 et la nécessité de capitaliser la séquestration des carbones faites par les forêts locales. En combinant ces instruments, Libreville cherche à structurer un modèle économique où la conservation devient une source de revenus pérennes.

Plus qu’un simple programme environnemental, « Gabon Infini » illustre une tentative de repositionnement stratégique : faire de la protection des écosystèmes un pilier de la souveraineté économique.

Reste à transformer l’ambition en résultats. Car au-delà des annonces, c’est la capacité à sécuriser les financements, à les déployer efficacement et à en faire bénéficier les populations locales qui déterminera la portée réelle de ce pari sur la finance verte.

Wilfried Mba N.

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