Les défenseurs de l’environnement se prêtent, ce jeudi 4 juin, au jeu de sensibilisation et débat initié depuis lundi 1er juin 2026 par l’Ambassade de France au Gabon. Une session importante qui permettra de croiser les regards de journalistes spécialisés, défenseurs de l’environnement et représentants d’ONGs autour des enjeux liés à l’investigation environnement et l’engagement citoyen.
Comme ses voisins de la sous-région et en dépit de sa position de pays modèle en matière de déforestation, le Gabon n’est pas exempté des crimes environnementaux. Déforestation, criminalité faunique et floristique, pressions exercées sur les communautés locales, atteintes aux droits humains, exploitation illégale des ressources naturelles alimentent tout autant, les crimes liés à la nature dans le pays.
Pour en parler, trois acteurs de la société civile et du journalisme vont composer la table ronde organisée ce jeudi 4 juin 2026 à l’Institut Français du Gabon par l’Ambassade de France, à l’occasion de la Semaine de l’Environnement dont les activités ont été lancées en début de semaine. « Cette table ronde, note le motif de l’événement, propose un regard croisé de journalistes spécialisés, défenseurs de l’environnement et représentants d’ONG autour des enjeux de l’investigation environnementale ».
Pour faire valoir les expériences autour de cet enjeu, Benjamin Evine-Binet, défenseur de l’environnement multi-casquette, président de l’ONG Acosah et doublement primé pour son engagement dans la communication environnementale, Michael Moukouangui Moukala, journaliste, spécialiste de l’environnement, consultant en communication environnementale, triplement primé en matière de journalisme environnemental et fondateur du média en ligne spécialisé La Lettre Verte et, Ida Novratilova Oye Obame, conseiller technique principale des forêts communautaires à TNC vont entretenir l’assistance.
Cette table ronde et le motif qui la domine est un excellent moyen de présenter le travail effectué par ces acteurs sur le terrain au quotidien, mais surtout, de susciter des vocations, notamment dans le domaine du journalisme environnemental où, très peu des confrères emboîtent le pas. Dans le pays, moins d’une dizaine des journalistes s’intéressent à cette question et les médias encore plus. Or, ce volet du journalisme offre des opportunités dans un contexte où le journalisme classique fait face à de nombreux défis d’existence.
Cette rencontre qui intervient un jour avant la fin de la Semaine de l’Environnement de la diplomatie française, succède des conférences, panels, projections cinématographiques et rencontres scientifiques dont les axes des échanges étaient la pollution plastique, la préservation de la biodiversité, le rôle des pollinisateurs ainsi que la place de la recherche scientifique dans la protection des écosystèmes.
Séraphin Lame






