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Publications scientifiques : à Libreville, des chercheurs édifiés sur les « canons » de la collecte des données et de l’écriture par le CIFOR-ICRAF et R2FAC

14 juillet 2025
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Publications scientifiques : à Libreville, des chercheurs édifiés sur les « canons » de la collecte des données et de l’écriture par le CIFOR-ICRAF et R2FAC
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Doctorants, Docteurs et jeunes chercheurs originaires du Gabon et du Cameroun suivent depuis le 12 juillet 2025, deux formations en gestion des données et à la rédaction scientifique. Proposés par le CIFOR-ICRAF et le Réseau de Recherche forestière en Afrique centrale (R2FAC) conduit par le CIRAD, ces ateliers visent à permettre à des chercheurs de la sous-région, d’acquérir des compétences pour la rédaction d’articles scientifiques.

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Organisée dans une structure hôtelière de la place à Libreville, la formation qui a débuté dans un premier temps le 12 juillet 2025 avec l’apprentissage de la gestion des données aux jeunes chercheurs, reprend ce lundi 14 juillet 2025 avec la seconde phase consacrée à la rédaction scientifique. Il faut dire que ces séances de formations sont nécessaires, quand on sait que la publication scientifique dans les revues internationales de renommée reste un défi majeur pour un grand nombre de doctorants inscrits dans les universités d’Afrique centrale, empêchant ainsi la valorisation optimale  des données collectées et des analyses réalisées.

En effet, explique le Docteur Michel Ndoumbe Nkeng, Maître de Recherche, Ingénieur agronome et biométricien, « alors que les chercheurs ont souvent à collecter des piles et des piles des données, il est ici question de les valoriser pour les rendre beaucoup plus utiles ». Et ce dernier d’ajouter : « on les forme justement au traitement et aux analyses statistiques de ces données, en vue d’en tirer des conclusions qui pourront servir aux outils d’aide à la décision à nos dirigeants ».

Selon le formateur, il s’agit d’un renforcement des capacités qui s’adresse à 20 doctorants et jeunes chercheurs de la région Afrique centrale intervenant dans le projet RESSAC. Ils sont édifiés (familiarisés) aux outils d’analyse statistique pour être mieux impliqués au processus d’analyse des données collectées sur le terrain. « Ce sont des personnes qui ont des spécialités bien spécifiques mais qui n’ont pas forcément cette formation en bio-statistique. Alors, n’ayant pas cette formation et ayant besoin des résultats statistiques pour faire leur publication, les responsables du projet RESSAC ont pensé qu’il était nécessaire de renforcer leurs capacités dans ce domaine. Ce qui rendra beaucoup plus efficace la valorisation de leurs travaux de recherche », explique le Docteur Michel Ndoumbe Nkeng.

Pour les récipiendaires, cette formation tombe à point nommé dans la mesure où, selon Sylvie Eponle Usoh, Spécialiste en Genre, « il est essentiellement pour nous les jeunes chercheurs de maîtriser les rudiments qui encadrent la collecte des données, la réalisation d’une base de données et l’écriture scientifique à proprement parler, car si après avoir effectué le terrain, nous n’arrivons pas à compiler nos propres données, les analyser, cela ne vaut la peine de faire de la recherche ».

Écologiste forestier gabonais travaillant actuellement sur les questions de reboisement du Kevazingo notamment du genre Guibourtia tessmannii, Guibourtia pellegriniana et Guibourtia demeusei inscrits sur la liste rouge de l’UICN, Cynel Moundounga veut profiter de cette formation pour mieux affiner sa collecte des données sur le terrain. Et pour cause, explique-t-il, dans le domaine de l’écologie, il existe un manque criard de données sur certains aspects de cette espèce végétale, notamment sur les aspects de reboisement. « Nous sommes actuellement en train d’effectuer une étude sur les questions de reboisement de cette espèce. (…) Au sortir de cette formation, on souhaiterait disposer des résultats fiables qui permettraient d’identifier les milieux qui feront l’objet des futures campagnes de reboisement », a-t-il fait savoir.

Portée par l’appui financier de l’Union européenne via le CIFOR-ICRAF, ces ateliers s’inscrivent dans le prolongement des activités du RESSAC, un programme de recherche qui vise à mettre à la disposition des institutions, acteurs publics et décideurs, des informations fiables au niveau de l’Afrique centrale. « Dans le cadre de ce programme, nous avons une composante formation et renforcement des capacités qui vise à relever le niveau scientifique des chercheurs », précise Richard Sufo Kankeu du CIFOR-ICRAF soulignant que depuis trois ans, des modules de formation ont été identifiés pour faciliter le travail des chercheurs.

Michael Moukouangui Moukala

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