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Or : 50 entreprises perdent leurs permis pour non-respect de la législation

22 octobre 2026
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Or : 50 entreprises perdent leurs permis pour non-respect de la législation
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Faute d’avoir respecté les exigences légales et réglementaires en vigueur dans le secteur des Mines, 50 entreprises détentrices des permis de recherche et d’exploitation viennent de perdre leurs quitus au bénéfice de l’Etat.

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Selon le communiqué de presse lu sur les antennes de Gabon 1ere par le Secrétaire général du ministère des Mines et des Ressources géologiques, Adolphe Yonghan, cette décision fait suite à un audit approfondi mené du 29 juin au 16 octobre 2026. Cet audit fait lui-même suite à la décision du 22 juin 2026 de suspendre les activités aurifères en petite mine au Gabon.

Au total, 50 entreprises ont vu leur permis leur être retiré pour non-respect des exigences légales et réglementaires. Au Gabon, les activités de recherche et d’exploitation minière sont régies par le Code minier. Selon l’article article 48, « les autorisations ou titres miniers, dès lors qu’ils ont été attribués, renouvelés, amodiés, cédés, transmis ou transformés, conformément aux dispositions de la présente loi et des autres textes en vigueur, constituent pour leur titulaire des droits miniers irrévocables, sous réserve du respect de leurs obligations ».

L’article 64 circonscrit cette exclusivité en ces termes : « les activités minières artisanales sont menées conformément aux principes généraux suivants : – l’interdiction de la détention et de l’usage des produits chimiques et explosifs sur les sites ; – l’attribution exclusive aux nationaux des autorisations d’exploitation minière ; – l’interdiction de toute exploitation minière artisanale semi-mécanisée sur un périmètre couvert par un permis de recherche ; – l’interdiction d’une exploitation minière artisanale de toute nature sur un périmètre couvert par un titre d’exploitation et – l’interdiction d’utilisation de la main d’œuvre n’ayant pas atteint la majorité civile ».

Si le communiqué de presse du ministère des Mines et des Ressources Géologiques ne dit pas clairement les actes répréhensibles ayant conduit au constat du non–respect des exigences réglementaires, force est de constater au Gabon que nombreuses sont les sociétés titulaires d’un permis minier (or notamment) qui ne font pas fi de la loi. Cette violation des dispositions règlementaires se traduit généralement par la défiguration des écosystèmes naturels, la pollution des cours d’eau, l’usage des produits chimiques, le non-respect des exigences sociales et les trafics de tout genre. En atteste, le cas documenté récemment de Kougouleu où la descente sur le site d’une société présentée comme extractrice de sable a permis de découvrir une autre réalité minière.

Cette sortie du ministère ne peut qu’être saluée, car elle montre que l’administration est soucieuse des principes de gestion et d’exploitation responsable des mines au Gabon. C’est, il faut le reconnaitre, un premier pas vers la conformité. Reste tout de même à savoir ce qu’il adviendra de ces permis. L’Etat va-t-il les ouvrir à d’autres exploitants ou va-t-il appeler les sociétés mises en cause à revoir leur méthode de travail ?

Michael Moukouangui Moukala

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